Interrogé par Nord Eclair, le nouveau directeur sportif du Racing, Jocelyn Blanchard a abordé bon nombre de sujets lui tenant à coeur. Moceaux choisis:
«Si un joueur veut un salaire de 200 000 euros...Moi, à Lens, je ne lui donne pas. Même s'il les vaut. Économiquement et socialement, je ne peux pas le faire. Je lui dis, si tu veux 200 000 euros, tu vas aller les chercher. Tu auras 50 000, et après tu marques 25 buts, on termine avec 80 points et en finale de coupe, alors oui, peut-être, tu auras 200 000 euros . Je gagne, tu gagnes. Si je perds, il n'y a pas de raison que tu gagnes. C'est la seule solution pour ne pas mettre mon club en danger. Mais si nous sommes d'accord sportivement, financièrement, nous trouverons une solution. Un directeur sportif qui ne prend pas cela en compte va droit dans le mur. Ou alors, vous avez un chéquier ouvert. Monter une équipe pour remporter la Ligue des champions, avec les moyens financiers adéquats, c'est plus facile que de bâtir une équipe pour monter en L1, avec des valeurs humaines, sociales et du caractère»
Ensuite, l'ancien joueur de la Juventus de Turin revient sur les valeurs qu'il a toujours prônées dans sa carrière, et qu'il essaie désormais d'inculquer aux jeunes de La Gaillette:
«Ces fondements m'ont toujours accompagné et m'ont permis de jouer pendant plus de 20 ans. Je me dis que, forcément, ils ne sont pas si mauvais. Après, les générations changent, et il faut s'en accommoder. Ma chance, c'est d'avoir commencé avec des joueurs qui étaient plus vieux que moi, puis qui avaient le même âge, et enfin qui étaient plus jeunes. Là, on voit le changement. Tout ce que j'ai appris, ce qui m'a fait évoluer, c'est le minimum que les joueurs doivent avoir. Ceux qui n'ont pas ces valeurs, ils ne réussissent pas... ou alors pas longtemps».